Sur son réseau Truth Social, le président américain s’est félicité jeudi du plan conclu, mais les modalités du désarmement du mouvement islamiste et du retrait des troupes israélie…

Comme souvent, Donald Trump a employé les grands mots. Jeudi 30 juillet, le président américain, a annoncé, sur son réseau Truth social, avoir conclu un accord « historique », prévoyant « le désarmement complet du Hamas » et un retrait israélien de la bande de Gaza. Réunis au Caire, les médiateurs – Egypte, Etats-Unis, Qatar, Turquie – et des responsables du Hamas auraient convenu d’un document prévoyant un désarmement du Hamas et des autres milices armées de Gaza. Le processus, dans lequel Israël ne serait pas directement impliqué, devra s’effectuer par étapes. « Nous devons nous mettre d’accord sur chaque détail : la manière dont l’accord sera appliqué, le moment où il le sera et les mécanismes permettant sa mise en œuvre. C’est ce qui se passera dans les prochains jours », a expliqué à l’AFP Ghazi Hamad, membre de l’équipe de négociateurs du Hamas. Le Conseil de la paix, institution créée de toutes pièces en janvier par M. Trump pour gérer la reconstruction de Gaza restée coquille vide jusqu’à aujourd’hui, sera la seule entité habilitée à dresser l’inventaire des armes et à les stocker. Le désarmement devrait avoir lieu sous la supervision du Comité national pour l’administration de Gaza, une structure composée de technocrates palestiniens auxquels Israël refuse toujours l’accès à la bande de Gaza. Dans un second temps, une force internationale dite Force internationale de stabilisation, opérant sous l’égide du Conseil de la paix, regroupant des troupes multinationales, aidera à instaurer « une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza », a affirmé le président américain.