Selon un responsable du projet d’extraction des dépouilles au sein de la défense civile du territoire palestinien, 157 autres personnes sont portées disparues sous les décombres du…

La défense civile palestinienne a affirmé, samedi 1er août, avoir achevé une opération de recherche qui a permis d’extraire les corps de 112 personnes des décombres de maisons détruites dans le quartier de Sabra, au sud de la ville de Gaza. Les opérations ont été menées pendant environ deux semaines dans un secteur résidentiel, selon un communiqué de l’organisation de premiers secours. Le bilan comprend notamment 40 enfants et sept personnes en situation de handicap. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré soutenir les équipes de la défense civile dans ces opérations. « La recherche des disparus et l’extraction des dépouilles constituent une question humanitaire d’une importance cruciale », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Amani Al-Naaouq, porte-parole du CICR à Gaza, soulignant que ces opérations nécessitaient du temps, des équipements adaptés et la coordination de plusieurs acteurs. Le colonel Mohammed Abou Dan, responsable du projet d’extraction des dépouilles au sein de la défense civile, a affirmé que 157 autres personnes étaient portées disparues sous les décombres du site. Il a également décrit des conditions de recherche extrêmement difficiles, les équipes devant, selon lui, fouiller manuellement parmi les blocs de béton et les structures métalliques effondrées. Le 12 juillet, le quartier de Sabra avait été frappé à plusieurs reprises, et quatre personnes étaient mortes, selon des responsables de l’hôpital Shifa où les victimes ont été transportées. L’armée israélienne a reconnu avoir attaqué la zone, affirmant avoir ciblé des « infrastructures terroristes », sans donner plus de précisions. Elle a ensuite déclaré avoir frappé un site de production d’armes du Hamas. Un bilan exact reste difficile à établir en raison de l’ampleur des destructions et de l’accès limité à de nombreuses zones. Les restrictions imposées aux médias et l’accès limité à la bande de Gaza empêchent de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur le terrain. Depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, des milliers de personnes sont portées disparues à Gaza, beaucoup étant présumées ensevelies sous les décombres après les bombardements israéliens.