En Gironde, où les flammes ont brûlé 42 000 hectares pendant dix jours, « nous sommes revenus à une situation plus stable », a déclaré le premier ministre, Sébastien Lecornu. Le fe…

En Gironde, où les flammes ont brûlé 42 000 hectares pendant dix jours, « nous sommes revenus à une situation plus stable », a déclaré le premier ministre, Sébastien Lecornu. Le feu dans les Var est aussi stabilisé mais la vigilance demeure en raison des vents imprévisibles. Dans une tribune publiée dimanche par Le Monde, le philosophe Dominique Bourg, la climatologue Marie-Antoinette Mélières et le conseiller climat et biodiversité à l’Unesco Franck Pupunat estime qu’un sursaut est nécessaire pour éviter que les incendies qui frappent désormais la France ne nous entraînent vers des périls plus graves encore. Le principal outil utilisé lors de ces incendies est le système FR-Alert, opérationnel en France depuis juin 2022. Il permet d’envoyer, en quelques minutes, une notification sur tous les téléphones portables présents dans une zone de danger, sans nécessiter d’inscription ni d’application : le message est diffusé directement via les antennes-relais, avec une alerte sonore spécifique même en mode silencieux. Seules certaines autorités peuvent l’activer : le maire, le préfet ou la préfète du département, le premier ministre ou le ministre de l’intérieur. L’alerte précise la nature du danger, sa localisation et les consignes à suivre (évacuation, confinement…). En Gironde par exemple, la préfète Sophie Brocas y a eu recours pour ordonner l’évacuation immédiate de plusieurs communes menacées par le feu. Ce dispositif complète les autres moyens d’alerte plus traditionnels, comme l’usage de sirènes, le porte-à-porte ainsi que les réseaux sociaux des préfectures et mairies. En raison de l’intensité de l’incendie du Gros Bessillon depuis vendredi soir, combinée à un vent d’ouest, la qualité de l’air se dégrade dans le centre Var, avec une présence accrue de particules fines. En conséquence, le préfet du Var a annoncé dans un communiqué l’activation de la procédure d’alerte de niveau 1 pour cet épisode de pollution. Une qualité de l’air « mauvaise » est attendue sur le centre et l’est du département et « dégradée » sur le reste de la région, malgré l’arrivée du mistral, dont les rafales pouvant atteindre 40 km/h limitent la formation d’ozone. Des mesures d’urgence visant à réduire les émissions de polluants ont été mises en place dans le département. Les autorités recommandent de réduire les activités physiques et sportives intenses, y compris les compétitions, de consulter un pharmacien ou un médecin en cas de gêne respiratoire ou cardiaque, et, pour les personnes vulnérables, de privilégier des sorties brèves en évitant les grands axes routiers aux heures de pointe.