Des efforts seraient par ailleurs en cours pour ranimer le protocole d’accord avec Washington après que Donald Trump a annoncé suspendre de nouvelles frappes sur l’Iran.

Des efforts seraient par ailleurs en cours pour ranimer le protocole d’accord avec Washington après que Donald Trump a annoncé suspendre de nouvelles frappes sur l’Iran. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a précisé dimanche soir que les discussions avec Oman sur une nouvelle route maritime dans le détroit d’Ormuz durent depuis près de deux mois et ne concernent en rien la réouverture du détroit, conditionnée selon lui à la fin des « manquements » américains. Selon des propos rapportés par l’agence iranienne IRNA, M. Baghaei a averti que tout pays hébergeant des bases ou une logistique militaire au profit d’un « agresseur » serait, « selon le droit international, considéré comme partie prenante à l’agression, ouvrant droit à une riposte iranienne ». Il a par ailleurs rejeté toute influence des déclarations américaines sur les positions de Téhéran. Alors que les discussions se poursuivent entre l’Iran et les Etats-Unis en vue d’un accord, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a vanté, dimanche sur X, le protocole d’accord signé fin juin avec Washington, après validation par le conseil suprême de sécurité nationale iranien. Il l’a présenté comme le fruit d’une « sagesse collective » des membres du Conseil, unis derrière ce texte, et a affirmé croire qu’il constituera « le centre de gravité » de la diplomatie iranienne à l’avenir. Il a appelé à « contraindre l’ennemi à respecter ce qu’il a signé », estimant que cet accord renforce la sécurité de l’Iran, de la région et de ses alliés. Téhéran a pourtant dénoncé, à plusieurs reprises depuis la signature, des violations du texte par Washington : dès le 27 juin après des frappes américaines, puis en juillet après la révocation de la suspension des sanctions sur le pétrole iranien, et dans une lettre adressée à l’ONU le 15 juillet accusant les Etats-Unis d’avoir « sapé de manière active et systématique les fondements mêmes de cet accord ». Le ministère des affaires étrangères iranien a jugé, dimanche, qu’un accord avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d’Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, se rapprochait. « Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties – ni la route nord, ni la route sud –, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaeil Baghaei, dans une interview à la télévision d’Etat. Un député iranien, porte-parole de la commission de sécurité nationale, a fait état dimanche de tractations diplomatiques pour redonner vie au protocole d’accord conclu mi-juin par Washington et Téhéran, et récemment mis à mal par la reprise des bombardements.