Depuis le lancement du conflit contre la République islamique par les Etats-Unis et Israël en février, le président américain multiplie les menaces et les déclarations de victoire,…

Depuis le bureau Ovale, Donald Trump a, mercredi 29 juillet, une fois de plus menacé l’Iran de frappes, en représailles aux attaques iraniennes qui ont visé, notamment, une base américaine en Jordanie. Cette mécanique agressive semble être devenue une antienne pour le chef de la Maison Blanche, incapable, malgré les surenchères verbales de ces derniers mois, de susciter la crainte d’un pouvoir iranien déterminé à tenir tête à la première puissance mondiale. Quelques heures avant d’avoir agité le spectre des bombardements sur l’Iran, le 29 juillet, le président américain confiait auprès de Fox News : « On va leur mettre une sacrée raclée, putain ! ». Le lendemain, le 30 juillet, à l’aube, l’armée américaine visait des centres de commandement, des sites de missiles et de drones ainsi que des installations de surveillance, selon les éléments transmis par le Commandement central américain. Cette salve de tirs suscite un sentiment de déjà-vu parmi les experts. « La parole de Trump s’est décrédibilisée. Il a proféré tant de menaces sans effet que le marché les considère désormais comme de simples fanfaronnades », observe Grégory Brew, spécialiste de l’Iran chez Eurasia Group, rappelant le propos du président – « une civilisation entière va périr ce soir » – qu’avait clamé le chef de la Maison Blanche le 7 avril, sur Truth Social, suscitant l’effroi et la consternation de la communauté internationale. In fine, le président n’était pas passé à l’acte. A l’inverse, un premier cessez-le-feu avait été décrété par les Etats-Unis le lendemain.