Un membre de l’équipe de négociation du Hamas a évoqué des « concessions » et a affirmé que la question des armes était liée au retrait d’Israël du territoire palestinien.

Donald Trump a affirmé, jeudi 30 juillet, qu’un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points-clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain. Israël n’a pas réagi dans un premier temps à l’annonce de l’accord. Mais selon Ghazi Hamad, un membre de l’équipe de négociation du Hamas, le mouvement palestinien a fait « des concessions pour le bien [du] peuple dans la bande de Gaza, afin de le sauver de la mort et du déplacement ». Selon le Hamas, l’accord sur la deuxième phase prévoit « le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza » lié à un désarmement du mouvement palestinien dans lequel Israël ne sera pas impliqué, et au déploiement d’une force internationale. « Aujourd’hui, le Conseil de la paix », créé en janvier 2026 par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza, « a conclu un accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza », a écrit le président américain sur son réseau, Truth Social. « Il s’agit d’une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables », a-t-il ajouté. Dans son message, Donald Trump affirme que les forces israéliennes se retireraient de la bande de Gaza « à mesure que le désarmement s’achève ». La force internationale de stabilisation, une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l’égide du Conseil de la paix, collaborera ensuite « avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza », a expliqué le président américain. Ghazi Hamad soutient, lui, que la question des armes est liée au retrait d’Israël du territoire palestinien. « Il s’agit d’un cadre intégré dont les composantes doivent rester interconnectées », a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que les autres milices armées à Gaza doivent également être démantelées. « Israël n’interviendra pas dans la question du désarmement. Le comité national est l’instance qui se chargera de cette tâche », a-t-il souligné, en référence au Comité national palestinien pour l’administration de Gaza (NCAG), une instance de technocrates palestiniens, créée par le Conseil de la paix, qui doit gérer, pendant la période de transition, la vie quotidienne à Gaza. Ghazi Hamad a ajouté que le Hamas allait désormais discuter des modalités de mise en œuvre avec les médiateurs et convenir d’un calendrier pour l’exécution de l’accord. « Ce processus prendra environ quatorze jours, voire davantage. »