Le gouvernement israélien n’a pas encore réagi à l’annonce de cet accord sur un des points-clés de la deuxième phase du plan de paix signée sous l’égide américaine il y a près de n…

Donald Trump a annoncé, jeudi 30 juillet, qu’un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points-clés de la deuxième phase du plan de paix signé sous l’égide américaine il y a près de neuf mois. « Aujourd’hui, le Conseil de la paix », créé en janvier 2026 par l’administration Trump pour la reconstruction de Gaza, « a conclu un accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza », a écrit le président américain sur son réseau, Truth Social. « Il s’agit d’une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables », a-t-il ajouté. Dans son message, il assure que l’armée sraélienne se retirerait de la bande de Gaza « à mesure que le désarmement s’achève ». La force internationale de stabilisation, une structure censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l’égide du Conseil de la paix, collaborera ensuite « avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza ». Plusieurs responsables du Hamas ont confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » et « un retrait progressif » des forces israéliennes, qui contrôlent actuellement plus de 60 % du territoire. Ghazi Hamad, un membre de l’équipe de négociation, a affirmé que le mouvement islamiste a fait « des concessions pour le bien [du] peuple dans la bande de Gaza, afin de le sauver de la mort et du déplacement ». Israël n’a pas réagi dans un premier temps à l’annonce de l’accord. Un responsable américain, cité anonymement par l’Associated Press, assure que le gouvernement israélien a été consulté à chaque étape. Selon le Hamas, cet accord sur la deuxième phase prévoit « le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza » lié à un désarmement du mouvement palestinien dans lequel Israël ne sera pas impliqué, et au déploiement d’une force internationale. Ghazi Hamad soutient, lui, que la question des armes est directement liée au retrait d’Israël. « Il s’agit d’un cadre intégré dont les composantes doivent rester interconnectées », a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que les autres milices armées à, comme le Jihad islamique, doivent également être démantelées. La prochaine étape est désormais de discuter des modalités de mise en œuvre avec les médiateurs et convenir d’un calendrier. « Ce processus prendra environ quatorze jours, voire davantage », a dit M. Hamad, mais dépendra de l’implication du camp israélien. « Si Israël n’applique pas l’accord, nous ne le ferons pas non plus », a résumé le négociateur du Hamas. Israël a toujours exigé un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route. Opposé à tout retour du Hamas au pouvoir, il refuse aussi à ce stade une prise de contrôle directe par l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah.