L’étude annuelle de la Fondation Vinci Autoroutes a été publiée ce vendredi, alors que la France vit un été d’incendies particulièrement violents.

Un sondage Ipsos BVA pour la Fondation Vinci Autoroutes, paru vendredi 31 juillet dans sa 12e étude annuelle sur la façon dont la population française gère ses déchets sur la route des vacances, dévoile un chiffre préoccupant alors que la France vit un été de violents incendies : 18 % des fumeurs interrogés reconnaissent jeter leur mégot par la fenêtre lorsqu’ils sont sur l’autoroute. Paradoxalement, ce même sondage rapporte que la prise de conscience sur la dangerosité de ce geste progresse, et 87 % des personnes interrogées considèrent que le jet d’un mégot par la fenêtre d’un véhicule « présente un risque majeur de déclencher un incendie ». Un tiers d’entre eux (33 %) déclarent avoir déjà été affectés, directement ou indirectement, par un incendie de forêt et 60 % jugent probable qu’ils en subiront les conséquences dans les années à venir. Pour Vinci, ces chiffres et ces comportements « alarmants » rappellent « les conséquences potentiellement dramatiques d’un simple acte de négligence, comme le jet d’un mégot de cigarette ». L’enquête a été menée en ligne du 19 au 23 juin auprès de 2 279 personnes, un échantillon établi selon la méthode des quotas pour être représentatif de la population française de 16 à 75 ans. Depuis une loi adoptée en 2023, le jet d’un mégot à l’origine d’un incendie involontaire peut être puni pénalement, jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende dans les cas les plus graves ayant entraîné la mort d’une ou plusieurs personnes. Selon un bilan communiqué au Monde, 12 personnes ont été interpellées et déférées depuis le 23 juillet, sur le ressort du parquet de Bordeaux, pour « mise en danger de la vie d’autrui ». A la suite de la mort de deux pompiers en intervention à Mérignac, en Gironde, le procureur Renaud Gaudeul avait annoncé un durcissement des poursuites pénales contre l’emploi du feu en milieu forestier. Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 275 personnes ont été interpellées depuis le début de juillet dans toute la France dans le cadre d’enquêtes sur des incendies, dont 70 % pour des faits volontaires. Selon les ministères de l’intérieur et de la transition écologique, 90 % des feux de forêt en France sont d’origine humaine et plus de la moitié d’entre eux sont dus à des imprudences ou des comportements dangereux.