Vendredi, 3 532 cas de la maladie à virus Ebola ont été confirmés dans cinq provinces du pays, selon les données publiées par les autorités congolaises. Parmi ces 3 532 cas, 1 556…

Plus de 3 500 cas de la maladie à virus Ebola ont été recensés en quelques mois en République démocratique du Congo (RDC), selon les données publiées vendredi 31 juillet par les autorités congolaises. C’est plus que lors de l’épidémie la plus meurtrière de l’histoire du pays, entre 2018 et 2020. La RDC est confrontée à une flambée de la maladie dans plusieurs provinces de l’Est, une région en proie aux conflits depuis plus de trente ans. Le virus Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts, entre 2018 et 2020. Vendredi, 3 532 cas de la maladie à virus Ebola ont été confirmés dans cinq provinces du pays, selon les données publiées par les autorités congolaises. Parmi ces 3 532 cas, 1 556 personnes ont succombé à la maladie. Le seuil des 2 000 cas confirmés avait été dépassé le 15 juillet, deux mois seulement après la déclaration de l’épidémie, le 15 mai. Cette dix-septième épidémie en RDC est causée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n’existe jusqu’à présent ni vaccin ni traitement. Un vaccin présenté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « le plus prometteur » contre l’épidémie qui sévit en RDC va être développé par Hilleman Laboratories, établi à Singapour, a annoncé ce groupe jeudi. La semaine dernière, un premier volontaire a reçu la première dose d’un autre vaccin contre le variant Bundibugyo, développé par l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, qui utilise la même technologie que le vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca. Le foyer de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, dont l’ampleur réelle est encore difficile à mesurer et qui pourrait durer plusieurs mois, se situe en Ituri, province du Nord-Est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda qui concentre près de 90 % des cas, selon l’OMS. Le virus est aussi présent dans quatre autres provinces, dont celles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les capitales provinciales et de larges pans de territoire sont contrôlés par le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé antigouvernemental soutenu par le Rwanda. Mardi, le ministère de la santé ougandais a déclaré la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans son pays, mais le risque y persiste, selon l’OMS.