Dans un entretien au « Monde », la préfète de Gironde et le directeur du Service départemental d’incendie et de secours reviennent sur leur gestion du mégafeu qui sévit dans le dép…

Depuis dix jours et dix nuits, ils travaillent à éteindre le feu de Saumos qui a parcouru 42 000 hectares de pinède, du bois cultivé qui fait l’identité de cette terre de Gironde. Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, et Marc Vermeulen, directeur du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et chef des sapeurs-pompiers, ont répondu aux questions du Monde sur le déroulement des opérations. Alors que le feu n’est pas encore éteint, ils livrent de premières explications sur la gestion de cette crise. Marc Vermeulen : L’incendie qui a démarré mercredi 22 juillet a été globalement très violent, erratique, avec de nombreuses sautes de feu, sur un terrain où nous avions de nombreuses constructions à défendre. Il a connu une première bascule le jeudi soir et une autre le lendemain, vendredi après-midi. Du fait des changements de visage du danger, nous avons dû adopter des phases opérationnelles différentes. Souvenons-nous que, jeudi soir, nous en étions à une dizaine de maisons détruites, et que le lendemain matin, on en décomptait plus de cent. C’est bien la preuve qu’il s’est passé quelque chose cette nuit-là. Depuis dix jours et dix nuits, ils travaillent à éteindre le feu de Saumos qui a parcouru 42 000 hectares de pinède, du bois cultivé qui fait l’identité de cette terre de Gironde. Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, et Marc Vermeulen, directeur du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et chef des sapeurs-pompiers, ont répondu aux questions du Monde sur le déroulement des opérations. Alors que le feu n’est pas encore éteint, ils livrent de premières explications sur la gestion de cette crise. Marc Vermeulen : L’incendie qui a démarré mercredi 22 juillet a été globalement très violent, erratique, avec de nombreuses sautes de feu, sur un terrain où nous avions de nombreuses constructions à défendre. Il a connu une première bascule le jeudi soir et une autre le lendemain, vendredi après-midi. Du fait des changements de visage du danger, nous avons dû adopter des phases opérationnelles différentes. Souvenons-nous que, jeudi soir, nous en étions à une dizaine de maisons détruites, et que le lendemain matin, on en décomptait plus de cent. C’est bien la preuve qu’il s’est passé quelque chose cette nuit-là.