« Un château de sable avec… », saison 7 (3/6). Chaque dimanche, durant l’été, « Le Monde » accompagne un ou une artiste à la plage. Rencontre à Wissant, dans le Pas-de-Calais, avec…

Il a apporté sa bibliothèque. Rangée dans sa tête, déclamée à l’envi. « Le vent, le pulmonaire, dès qu’il sort sur les plages de la Manche./ Le grand malade./ Vous rentrez./ Le regardez se livrer à toutes sortes de jeux sur le rivage./ De derrière vos grandes baies vitrées./ Coulissantes mais fermées… » Jacques Darras (La Mer en hiver sur les plages de la Manche, Le Castor astral, 2023). Sur la plage au sable vaporeux de Strouanne, sous les hauteurs du cap Blanc-Nez, Jacques Bonnaffé a tombé le pantalon malgré le vent frisquet. Eau à 14 °C. Températures de l’air comme il est d’usage dans cette région du Pas-de-Calais. De l’autre côté de la falaise, c’est Sangatte et ses migrants guettant avec les yeux de Chimène les côtes d’Angleterre quand le temps est au clair. « Sur cette même plage où fuient des migrants, celle oui, où migrent des promeneurs équipés, nous nous sommes retrouvés, devant ce paysage étal qui me fait rêver la marche à l’extrême bord du bout du large autant que la nage… » Louis Scutenaire, poète surréaliste belge (1905-1987). Il a apporté sa bibliothèque. Rangée dans sa tête, déclamée à l’envi. « Le vent, le pulmonaire, dès qu’il sort sur les plages de la Manche./ Le grand malade./ Vous rentrez./ Le regardez se livrer à toutes sortes de jeux sur le rivage./ De derrière vos grandes baies vitrées./ Coulissantes mais fermées… » Jacques Darras (La Mer en hiver sur les plages de la Manche, Le Castor astral, 2023). Sur la plage au sable vaporeux de Strouanne, sous les hauteurs du cap Blanc-Nez, Jacques Bonnaffé a tombé le pantalon malgré le vent frisquet. Eau à 14 °C. Températures de l’air comme il est d’usage dans cette région du Pas-de-Calais. De l’autre côté de la falaise, c’est Sangatte et ses migrants guettant avec les yeux de Chimène les côtes d’Angleterre quand le temps est au clair. « Sur cette même plage où fuient des migrants, celle oui, où migrent des promeneurs équipés, nous nous sommes retrouvés, devant ce paysage étal qui me fait rêver la marche à l’extrême bord du bout du large autant que la nage… » Louis Scutenaire, poète surréaliste belge (1905-1987).