« Au mois d’août, il fera chaud, donc il va y avoir des reprises tous les jours », anticipe également le président de l’association Défense de la forêt contre les incendies. « Le f…

« Au mois d’août, il fera chaud, donc il va y avoir des reprises tous les jours », anticipe également le président de l’association Défense de la forêt contre les incendies. « Le feu est contenu dans son périmètre malgré des secteurs actifs persistants sur Lège et Le Porge », a fait savoir la préfecture dimanche. Pour sécuriser les zones ravagées, les forestiers vont devoir abattre les pins calcinés ou fragilisés, et évacuer le bois. Là où la base de l’arbre a brûlé, les spécialistes de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) recommandaient en 2022 de couper ; lorsque c’est le houppier (partie verte), la survie est possible selon l’ampleur des dégâts. Mais il faudra tronçonner à grande échelle car les pins affaiblis sont exposés aux parasites, dont le scolyte sténographe : ce petit insecte volant prolifère dans les troncs de pins malmenés, jusqu’à mort de l’arbre. Seule issue : l’abattage, comme après l’incendie qui avait déjà ravagé la Gironde en 2022. Une autre menace a émergé dernièrement : le nématode du pin, ver ravageur détecté fin 2025 dans le département voisin des Landes. La préfecture prévoit de réunir, lundi, les entreprises forestières pour « un état des lieux des dégâts » et d’éventuels « dispositifs de soutien ». La préfecture de Moselle a alerté, dimanche à la mi-journée, sur un incendie qui touche actuellement un entrepôt de la société Safe (SUEZ Alternative Fuels & Energies), lequel est classé Seveso seuil bas. Situé dans la zone industrielle de Gandrange, il s’étend sur 500 mètres carrés. « Par mesure de précaution, il est demandé aux habitants de Gandrange, Amnéville, Vitry-sur-Orne, Clouange et Rombas de demeurer confinés jusqu’à nouvel ordre », écrit la préfecture, sans préciser l’origine du sinistre. En fin de matinée, le maire de Gandrange, Quentin Bigot, avait fait état sur le réseau social Facebook d’un incendie en cours en « présence de produits chimiques dans l’entrepôt de la société Suez ». L’édile avait également assuré que « l’incendie est actuellement contenu par les sapeurs pompiers. Plus de 80 sapeurs-pompiers sont mobilisés sur place et poursuivent leur intervention. » Et d’ajouter : « La situation reste cependant sous surveillance et, compte tenu notamment de la présence de produits chimiques, les mesures de confinement doivent impérativement continuer à être respectées. » Le site avait justement été inspecté en septembre dernier en matière de risque incendie. La préfecture avait noté plusieurs manquements, lesquels devaient être réglés sous trois mois. Non, la commune de Lège-Cap-Ferret est toujours soumise à un ordre d’évacuation, malgré une certaine amélioration de la situation en Gironde. Elle est, avec Le Porge, la dernière localité dont les habitants ne peuvent pour l’heure pas rentrer chez eux. Ont pu, ces derniers jours, réintégrer leur domicile 208 000 personnes sur 224 000 personnes évacuées « au plus fort de la crise ».