Plusieurs quartiers et un camping de Correns, dans le centre du Var, sont concernés par l’ordre d’évacuation en raison d’une reprise localisée de l’important incendie du Gros Bessi…

Ce live a également été animé par Jean-Philippe Lefief et par Gabriel Coutagne (service Photo). Plusieurs quartiers et un camping de Correns, dans le centre du Var, sont concernés par l’ordre d’évacuation en raison d’une reprise localisée de l’important incendie du Gros Bessillon. ➡️Sont concernées les villes de Biganos (11 000 habitants), Audenge (10 000) – sauf deux quartiers « trop proches » du foyer encore actif –, Andernos-les-Bains (12 000) et Lanton (7 000), ainsi que l’ensemble des hébergements collectifs de touristes à Lacanau plus au nord. Plus de la moitié des 224 000 résidents et touristes délogés à titre préventif depuis le début de l’incendie, le 22 juillet, ont pu déjà réintégrer leur domicile dans 12 communes du nord-ouest au sud de Bordeaux. Le Service rural de lutte contre les incendies (RFS) australien déploiera ce week-end en France, pour la première fois en Europe, son hélicoptère CH-47D Chinook et un avion d’appui Bell 412 afin de participer à la lutte contre les feux de forêt, a déclaré la plus grande organisation de pompiers volontaires au monde. « Le Chinook, équipé d’un réservoir ventral de 11 300 litres, possède la plus grande capacité d’emport de tous les hélicoptères de lutte contre les incendies en Australie. En collaboration avec le Bell 412, il est également capable d’effectuer de nuit des largages d’eau, précise RSF dans un post publié sur Instagram. Nous sommes fiers de partager cette expertise avec nos partenaires internationaux et de renforcer les relations, si importantes lors de catastrophes à travers le monde. » Au poste de commandement de Lège-Cap-Ferret, de 8 heures à 1 heure du matin, une équipe de kinésithérapeutes s’occupe bénévolement des soldats du feu mal en point, épuisés après des heures passées près des flammes ou, pour ceux qui sont venus en renfort de tout le pays ou de l’étranger, sur la route. « On est là pour les retaper », résume auprès de l’Agence France-Presse un kiné qui habite et exerce d’ordinaire dans la ville, voisine, d’Arès. « C’est comme sur un terrain de sport, il faut faire en sorte que le joueur finisse le match. » « Au lieu de tourner en rond, on en profite pour être utiles et leur apporter du bien-être », souligne le professionnel, qui a dû quitter sa commune menacée par les flammes, la semaine dernière, et ne peut plus pour l’heure exercer dans son cabinet.