L’afflux de migrants dans l’enclave de Ceuta, les 30 et 31 juillet, est un nouvel épisode des relations tumultueuses qu’entretiennent les deux pays depuis la signature de leur trai…

Il faudra du temps pour comprendre les ressorts de la crise qui a de nouveau enfiévré Ceuta, sur la côte nord-africaine, en face de Gibraltar, jeudi 30 et vendredi 31 juillet. Les raisons pour lesquelles environ 50 000 personnes arrivant de la ville marocaine de Fnideq ont tout à coup submergé l’enclave espagnole restent obscures, tout comme peut surprendre la rapidité avec laquelle la quasi-totalité de ces jeunes migrants ont été refoulés vers leur point de départ en moins de vingt-quatre heures. L’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a appelé, samedi, à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire « toute la lumière » sur cette affaire qui s’est soldée par la mort de 67 migrants. Ce qui vient de se produire à Ceuta n’est qu’un épisode de plus dans une relation bilatérale tumultueuse depuis au moins trois décennies. Au début des années 1990, l’Espagne a cherché à faire du Maroc un partenaire privilégié dans la région. Un traité « d’amitié, de bon voisinage et de coopération » est signé entre les deux pays en 1991, ce qui n’empêche pas Madrid de s’en tenir à un « équilibre dynamique » vis-à-vis des pays du Maghreb, concept théorisé au sortir de la dictature franquiste par le premier ministre socialiste Felipe Gonzalez (1982-1996). « Ce dernier trouvait normal qu’il y ait des contentieux avec le Maroc, l’important étant de trouver des solutions », raconte un diplomate espagnol de haut rang requérant l’anonymat. Il faudra du temps pour comprendre les ressorts de la crise qui a de nouveau enfiévré Ceuta, sur la côte nord-africaine, en face de Gibraltar, jeudi 30 et vendredi 31 juillet. Les raisons pour lesquelles environ 50 000 personnes arrivant de la ville marocaine de Fnideq ont tout à coup submergé l’enclave espagnole restent obscures, tout comme peut surprendre la rapidité avec laquelle la quasi-totalité de ces jeunes migrants ont été refoulés vers leur point de départ en moins de vingt-quatre heures. L’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a appelé, samedi, à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire « toute la lumière » sur cette affaire qui s’est soldée par la mort de 67 migrants. Ce qui vient de se produire à Ceuta n’est qu’un épisode de plus dans une relation bilatérale tumultueuse depuis au moins trois décennies. Au début des années 1990, l’Espagne a cherché à faire du Maroc un partenaire privilégié dans la région. Un traité « d’amitié, de bon voisinage et de coopération » est signé entre les deux pays en 1991, ce qui n’empêche pas Madrid de s’en tenir à un « équilibre dynamique » vis-à-vis des pays du Maghreb, concept théorisé au sortir de la dictature franquiste par le premier ministre socialiste Felipe Gonzalez (1982-1996). « Ce dernier trouvait normal qu’il y ait des contentieux avec le Maroc, l’important étant de trouver des solutions », raconte un diplomate espagnol de haut rang requérant l’anonymat.