L’attaque d’infrastructures militaires de la base aérienne d’Al-Ahmad Al-Jaber, au Koweït, revendiquée par Téhéran, n’a pas été confirmée par les autorités koweïtiennes.

L’attaque d’infrastructures militaires de la base aérienne d’Al-Ahmad Al-Jaber, au Koweït, revendiquée par Téhéran, n’a pas été confirmée par les autorités koweïtiennes. Dans un communiqué, les forces armées koweïtiennes ont annoncé, vendredi, avoir détruit des drones iraniens entrés dans l’espace aérien du pays, affirmant que l’Iran avait visé plusieurs installations militaires et infrastructures vitales. Le porte-parole du ministère de la défense a ajouté que les drones avaient été détectés dès l’aube et « neutralisés ». Selon le ministère, les attaques ont provoqué des dégâts matériels en raison de la chute de débris, mais n’ont fait aucune victime. Les États-Unis et Israël étudient la possibilité d’imposer un blocus terrestre à l’Iran afin d’accentuer la pression économique sur la République islamique, rapporte vendredi le Daily Telegraph, citant des sources israéliennes. Selon le quotidien britannique, Donald Trump et Benyamin Nétanyahou ont évoqué cette option lors de leur rencontre mardi à la Maison Blanche, dans le cadre de discussions sur des moyens « cinétiques et non cinétiques » destinés à accroître la pression sur Téhéran. Le projet consisterait à convaincre les pays voisins de l’Iran, notamment l’Irak et le Pakistan, mais aussi la Turquie, le Turkménistan, l’Afghanistan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, de restreindre ou de fermer certains points de passage frontaliers afin de limiter les importations et les exportations iraniennes. Selon une source israélienne citée par le Telegraph, une telle mesure viserait à empêcher l’Iran d’acheminer ou d’exporter des marchandises et compliquerait notamment son réarmement. Le journal affirme que Téhéran attend notamment une livraison de systèmes de défense aérienne portables en provenance de Chine. Le Telegraph rapporte également que Donald Trump envisagerait plusieurs options pour contraindre l’Iran à revenir à la table des négociations, estimant que sa stratégie actuelle avait atteint ses limites. Parmi les scénarios étudiés figureraient un accord diplomatique, la poursuite du blocus naval déjà en place ou une reprise des frappes militaires.