Des médias américains ont rapporté que Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs durant le week-end, auxquels pourrait participer Israël pour la première fois depuis…

Des médias américains ont rapporté que Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs durant le week-end, auxquels pourrait participer Israël pour la première fois depuis la phase initiale de la guerre. Il est vrai que nous citons souvent la plateforme Kpler dans ce direct sur la guerre au Moyen-Orient, comme cette nuit. Mais nous ne prenons pas toujours le temps de rappeler ce qu’est cette entreprise. Créée par deux ingénieurs français en 2014, elle donne des informations en temps réel sur les itinéraires des navires, leurs cargaisons, les stocks de matières premières, les taux d’utilisation de raffineries, ou les risques de congestion portuaire. Kpler est montée en influence après la pandémie du Covid-19 et a, depuis, gagné davantage en notoriété avec la guerre au Moyen-Orient. Alors qu’il s’exprimait, samedi matin, au conseil de coordination du Parlement iranien, le président de ce dernier, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé que l’Iran avait « remporté la guerre » contre les Etats-Unis. « Nous avons remporté la guerre, mais nous devons consolider et ancrer cette victoire, a-t-il dit, appelant dans le même temps à l’unité des responsables politiques de la République islamique. Le pays doit également avoir espoir en l’avenir, et sa vision de l’avenir doit être claire. » Le Monde publie samedi matin un entretien avec l’historien Xavier Carpentier-Tanguy, spécialiste des mondes marins. Pour lui, le bras de fer autour du détroit d’Ormuz révèle l’émergence d’une « rhéocratie », un nouvel ordre géopolitique où la puissance ne dépend plus seulement de la maîtrise des territoires mais aussi de la capacité à contrôler, sécuriser ou perturber les flux physiques et immatériels mondiaux. Un pétrolier a été frappé par un « projectile non identifié » samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l’entrée du détroit d’Ormuz, a annoncé l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Selon le rapport de cette agence, le « projectile non identifié » a causé « des dommages dans la salle des machines ». Aucune victime n’a été recensée, précise l’agence britannique, qui ajoute que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah. Après la reprise des hostilités avec Washington, le 7 juillet, l’Iran a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d’imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes. La plateforme de suivi Kpler a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d’Ormuz a fortement chuté. « Les traversées du détroit d’Ormuz ont diminué de 77 % en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien », affirme Kpler.