Ces frappes interviennent après l’annonce par le président américain, Donald Trump, puis par le Hamas palestinien de la conclusion d’un accord pour mettre fin à la guerre, qu’Israë…

Huit personnes ont été tuées dans la bande de Gaza dans de nouvelles frappes israéliennes survenues durant la nuit, ont fait savoir, tôt dimanche 2 août, des responsables de la défense civile du territoire palestinien. Plus tôt dans la journée de samedi, huit personnes avaient déjà péri dans des bombardements de l’Etat hébreu, au lendemain de l’annonce d’un accord sur un désarmement du mouvement islamiste Hamas et un retrait israélien du territoire palestinien. Parmi les victimes de la nuit, un homme et une femme ont été tués dans la soirée et plusieurs autres blessés lorsqu’un « hélicoptère militaire israélien a frappé un appartement (…) au sud de Deir Al-Balah », selon le porte-parole de la défense civile palestinienne, Mahmoud Bassal. Par ailleurs, une personne a été tuée et plusieurs autres ont été blessées quand « les forces israéliennes ont ouvert le feu dans la vieille ville de Gaza », selon la défense civile. Et « trois personnes, dont un enfant, ont été tuées après qu’une frappe israélienne a visé un appartement appartenant à la famille Al-Hams (…) au nord-ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza ». Plusieurs incidents, principalement des frappes aériennes et des tirs, ont été rapportés samedi à l’Agence France-Presse (AFP) dans la bande de Gaza et une source sécuritaire a affirmé que « l’armée israélienne poursuit son agression, ses violations et ses infractions à l’accord de cessez-le-feu ». Selon le ministère de la santé de la bande de Gaza administré par le Hamas, une frappe a notamment détruit, dans la journée, deux des quatre entrepôts de médicaments de l’hôpital Al-Aqsa, et gravement endommagé les deux autres, ainsi qu’une clinique mobile voisine. Sur place, des journalistes de l’AFP ont vu un large cratère au sol, et des personnes fouillant les débris au milieu de médicaments. L’armée israélienne a affirmé avoir visé un bâtiment qui « servait de cachette aux terroristes du Hamas, qui y stockaient leurs armes », assurant avoir pris des mesures préalables pour avertir les habitants. Le ministère de la santé à Gaza a précisé que 152 personnes avaient été tuées dans le territoire au cours du mois de juillet, le bilan mensuel le plus élevé depuis le début de l’année selon lui. D’après le texte de l’accord publié par le Conseil de la paix du président américain, Donald Trump, qui a été le premier à l’annoncer, Israël, ainsi que le Hamas, devront cesser leurs opérations militaires. L’accord prévoit aussi « un retrait progressif des forces israéliennes des zones qu’elles contrôlent encore à Gaza » ainsi que le « démantèlement des groupes armés », dont le Hamas. Si ce mouvement a confirmé l’accord, Israël n’y a pas réagi officiellement. Contactée samedi par l’AFP au sujet de plusieurs frappes, l’armée israélienne a déclaré avoir visé des membres du Hamas dans certains cas et se renseigner sur les autres faits rapportés. Elle a en outre précisé samedi que les soldats israéliens restaient déployés dans une partie de la bande de Gaza « conformément à l’accord de cessez-le-feu ».