Selon le président américain, qui avait menacé, vendredi lors d’un conseil des ministres, de frapper l’Iran « très fort », l’accord doit inclure « l’ouverture immédiate complète et…

Selon le président américain, qui avait menacé, vendredi lors d’un conseil des ministres, de frapper l’Iran « très fort », l’accord doit inclure « l’ouverture immédiate complète et totale du détroit d’Ormuz, ainsi que la fin de la menace nucléaire iranienne ». Citant des responsables militaires, l’agence de presse iranienne Mehr a expliqué que les « allégations » du président américain, Donald Trump, n’étaient « qu’un nouveau mensonge », ajoutant : « Nos forces sont en état d’alerte maximale et prêtes à toute éventualité ». Le président américain a affirmé que Téhéran aurait demandé à Washington de renoncer à de nouvelles frappes contre l’Iran. L’agence de presse iranienne Fars a affirmé, en citant des sources présentées comme proches des autorités, qu’aucun accord n’a été conclu sur une réouverture du détroit d’Ormuz. Selon l’une de ces sources, les informations diffusées par certains médias selon lesquelles Téhéran a accepté un plan de réouverture sont « fausses ». Toujours selon Fars, une source militaire a affirmé que le détroit resterait fermé tant que les « actions hostiles » des Etats-Unis se poursuivraient. Elle a ajouté que le passage des navires n’a été autorisé que par l’itinéraire défini par les autorités iraniennes et avec l’autorisation de la marine des gardiens de la révolution. Le prince héritier et dirigeant de facto saoudien, Mohammed Ben Salman (dit « MBS »), allié-clé des Etats-Unis, s’est entretenu par téléphone avec Donald Trump, a rapporté, dimanche l’agence de presse saoudienne officielle SPA. « Le prince héritier a souligné la nécessité de privilégier le dialogue afin de réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles pour obtenir une trêve », a-t-elle précisé, quelques heures après que le président américain a dit suspendre, à la demande de pays de la région, de nouvelles frappes prévues contre l’Iran. Dès 2020, le président Trump avait fragilisé les Etats-Unis en capitulant face aux talibans, tandis que l’Iran et ses partisans multipliaient déjà les attaques contre les bases américaines. A lire, la dernière chronique de Jean-Pierre Filiu, professeur des universités à Sciences Po et spécialiste du Moyen-Orient. Article réservé aux abonnés Visualisez la pollution de l’air générée par les incendies en France et en Europe Article réservé aux abonnés Incendies : le lourd tribut des pompiers, victimes des flammes et de cancers à long terme