Le Népalo-Britannique, dont les exploits avaient été médiatisés dans un documentaire sur Netflix en 2021, a été emporté par une avalanche en gravissant le Broad Peak, au Pakistan,…

« Pas aujourd’hui. » Des années durant, Nirmal Purja a répété ces mots comme un mantra. Ils concluent le premier chapitre d’Au-delà du possible (Editions du Mont-Blanc, 2022), l’autobiographie de l’alpiniste népalo-britannique, dans laquel il narre une longue glissade sur les pentes du Nanga Parbat, au Pakistan (8 125 mètres d’altitude), en juillet 2019. La neige se dérobe sous ses crampons, et la « montagne tueuse » l’entraîne vers le vide. Convaincu, pendant plusieurs secondes, qu’il va mourir, il finit par agripper une corde fixe et par s’immobiliser. En reprenant son souffle, il se répète : « Pas aujourd’hui. Mais quand ? » Jeudi 30 juillet, la montagne a eu le dernier mot. Pris dans une avalanche avec une cordée de neuf personnes sur les flancs du Broad Peak (8 047 mètres d’altitude), le douzième plus haut sommet de la planète, au Pakistan, Nirmal Purja est mort à l’âge de 43 ans, a annoncé, samedi, l’entreprise qu’il dirigeait, Elite Exped. Le destin de celui qui était devenu en quelques années l’une des figures les plus célèbres de l’himalayisme avait tout d’une improbable ascension. Nirmal Purja n’est pas de l’ethnie sherpa, peuple des hautes vallées himalayennes dont le nom est indissociable des conquêtes des cimes. Il a grandi dans une plaine du sud du Népal, avant d’intégrer, comme son père, les Gurkhas, une unité de l’armée britannique exclusivement composée de soldats népalais. L’Everest (8 848 mètres d’altitude), il ne l’a véritablement découvert qu’à 29 ans, après qu’un camarade britannique lui a demandé à quoi ressemblait la plus haute montagne du monde. Il n’y a, alors, jamais mis les pieds. « Pas aujourd’hui. » Des années durant, Nirmal Purja a répété ces mots comme un mantra. Ils concluent le premier chapitre d’Au-delà du possible (Editions du Mont-Blanc, 2022), l’autobiographie de l’alpiniste népalo-britannique, dans laquel il narre une longue glissade sur les pentes du Nanga Parbat, au Pakistan (8 125 mètres d’altitude), en juillet 2019. La neige se dérobe sous ses crampons, et la « montagne tueuse » l’entraîne vers le vide. Convaincu, pendant plusieurs secondes, qu’il va mourir, il finit par agripper une corde fixe et par s’immobiliser. En reprenant son souffle, il se répète : « Pas aujourd’hui. Mais quand ? » Jeudi 30 juillet, la montagne a eu le dernier mot. Pris dans une avalanche avec une cordée de neuf personnes sur les flancs du Broad Peak (8 047 mètres d’altitude), le douzième plus haut sommet de la planète, au Pakistan, Nirmal Purja est mort à l’âge de 43 ans, a annoncé, samedi, l’entreprise qu’il dirigeait, Elite Exped. Le destin de celui qui était devenu en quelques années l’une des figures les plus célèbres de l’himalayisme avait tout d’une improbable ascension. Nirmal Purja n’est pas de l’ethnie sherpa, peuple des hautes vallées himalayennes dont le nom est indissociable des conquêtes des cimes. Il a grandi dans une plaine du sud du Népal, avant d’intégrer, comme son père, les Gurkhas, une unité de l’armée britannique exclusivement composée de soldats népalais. L’Everest (8 848 mètres d’altitude), il ne l’a véritablement découvert qu’à 29 ans, après qu’un camarade britannique lui a demandé à quoi ressemblait la plus haute montagne du monde. Il n’y a, alors, jamais mis les pieds.