Outre quatre décès, au moins 129 pompiers ont été intoxiqués sur les feux en Gironde, dans les Landes et dans le Var, en juillet. Les équipements de protection sont insuffisants, d…

Dans le chalet transformé en QG avancé, à Saumos (Gironde), les pompiers de la « colonne Ouest », descendue de Bretagne, passent les uns après les autres devant l’infirmière du groupe. Un pince-doigt sur l’index, relié à un détecteur de monoxyde de carbone, permet de mesurer les traces de cette molécule dans le sang. Car revenir du feu en un morceau est une chose, éviter des complications à long terme en est une autre. « On fait plus d’enterrements que de mariages, et c’est moins à cause des flammes que des cancers », grince un officier, des traces noires sur le visage. De fait, le mois de juillet a été particulièrement meurtrier pour la profession, avec quatre morts lors d’une intervention sur un incendie, le double de 2025. Concernant les blessés, la direction générale de la sécurité civile (DGSC) ne dispose pas encore de chiffres consolidés au niveau national. Parmi les pompiers intervenus sur les incendies de Gironde, dans les Landes et dans le Var, ils sont déjà 231 à avoir été pris en charge par le soutien sanitaire, selon des chiffres présentés lors d’une réunion entre la DGSC et diverses organisations. Cela couvre donc aussi la « bobologie » : ampoules, plaies légères, entorses… « Chaque colonne de renfort vient avec son propre soutien sanitaire aux opérations, donc avec au minimum un infirmier, et potentiellement du personnel spécialisé », explique Jérôme Boulanger, son porte-parole.