Vendredi et samedi, les habitants de Correns, dans le Var, ont été confinés en raison d’un incendie. « C’était très anxiogène, on ne pouvait plus sortir ou rentrer dans le village…

Vendredi et samedi, les habitants de Correns, dans le Var, ont été confinés en raison d’un incendie. « C’était très anxiogène, on ne pouvait plus sortir ou rentrer dans le village », a décrit la maire du village. Dimanche, les habitants étaient partiellement déconfinés. En Gironde, le feu reste « contenu dans son périmètre malgré des secteurs actifs persistants sur Lège et Le Porge », a fait savoir la préfecture dimanche. Merci d’avoir suivi ce direct consacré aux incendies. Nous mettons désormais fin à cette couverture en direct. Vous pouvez retrouver l’ensemble de nos articles, analyses et reportages sur la situation en cliquant sur le lien. Avec « des flammes à tous les bouts de rue », Correns (Var) a vécu « des journées de confinement épouvantables », raconte à l’Agence France-Presse la maire de la commune prisonnière du feu depuis quarante-huit heures, Nicole Rullan. Les flammes ont épargné le cœur du village de pierres claires mais ravagé maisons et jardins tout autour. « On voyait les flammes à tous les bouts de rue, c’était très anxiogène, on ne pouvait plus sortir ou rentrer dans le village », poursuit l’élue. « Vendredi et samedi, on n’avait plus d’eau, plus d’électricité, plus de téléphone puisque toutes les lignes avaient brûlé. C’était vraiment un sentiment d’isolement très anxiogène pour la population », raconte Mme Rullan. L’installation d’un groupe électrogène a permis au village de récupérer partiellement de l’électricité. L’économie locale repose essentiellement sur la vigne, l’huile d’olive et le tourisme. « Tout un village converti au bio, c’est l’histoire que vit Correns », résume la maire de Correns. Selon son estimation, plus d’une dizaine de maisons ont brûlé, principalement à l’entrée du village. Le dernier feu de cette ampleur remonte à 1969, selon elle. « Ce qui est exceptionnel, c’est la multitude des départs de feu, dus à la sécheresse, à la déshydratation de la végétation et à une chaleur épouvantable », estime l’édile. « Ce qui est une première pour nous, c’est qu’on est au 14ᵉ jour de feu et que tous les après-midi, il reprend ! », s’inquiète l’élue, évoquant de multiples brasiers qui ont dévasté plus de 6 000 hectares.