L’incendie qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde n’est « pas fixé » samedi matin, mais « toujours contenu », a déclaré un officier de la communication des sapeurs-pompiers. Dans…

L’incendie en Gironde a brûlé 42 000 hectares pendant dix jours et mobilisé des centaines de pompiers et de civils, venus en aide. Dans le Var, le feu en cours dans le secteur du Gros Bessillon a parcouru environ 1 250 hectares, depuis sa reprise vendredi. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé, samedi à la mi-journée, que l’incendie ayant ravagé 42 000 hectares en Gironde avait été « fixé » et « ne progresse plus ». « Même si le feu ne progresse pas, il y a encore des zones actives qui, pour certaines parties du territoire, ne permettront pas encore à date la réintégration » de toutes les personnes évacuées sur les 222 000 personnes qui avaient été évacuées de manière préventive dans 24 communes, a-t-il ajouté. Pour rappel, on dit d’un feu qu’il est fixé quand il n’avance plus − depuis plusieurs jours, la surface parcourue par les flammes n’a pas évolué −, permettant aux pompiers de se concentrer sur les zones les plus virulentes (l’avant du feu, les lisières). Jusqu’ici, les autorités refusaient d’employer le terme « fixé » et lui préféraient le terme « stabilisé », qui signifie que l’intensité du feu ou sa progression a été réduite, sans pour autant qu’il soit sous contrôle. Au total, 119 000 hectares ont été parcourus par les feux en France cette année, selon le ministère de l’intérieur. La préfecture du Var a fait le point, samedi en fin de matinée, sur les moyens mobilisés dans la lutte contre l’incendie du Gros Bessillon. Ces derniers ont été renforcés alors que le feu a parcouru 1 250 hectares depuis sa reprise, vendredi après-midi, et comprennent quatre Canadair, deux avions Dash et cinq hélicoptères bombardiers d’eau. Ces engins appuient les quelque 1 500 sapeurs pompiers mobilisés sur le terrain, à la fois sur le secteur de la reprise et du feu et sur le reste du massif, où le feu avait été déclaré fixé mardi. Alors que l’incendie provoque une importante pollution de l’air, la préfecture affirme aussi que 500 masques de protection ont été remis à la gendarmerie nationale et que 2 000 autres ont été confiés à la commune de Montfort-sur-Argens, évacuée vendredi car particulièrement exposée à la progression des flammes, « en vue de leur mise à disposition de la population de la commune et des communes alentour ». Des masques seront également acheminés vers les communes de Correns et de Cotignac. Les habitants de la commune de Châteauvert sont, quant à eux, « autorisés à regagner leur domicile » tout en restant vigilants. Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Eric Coquerel, a demandé au premier ministre « de bien vouloir déposer un projet de loi de finances rectificative à la fin du mois d’août » afin d’augmenter les moyens consacrés à la lutte et à la prévention contre les incendies. Dans un courrier daté de vendredi et publié samedi sur le réseau social X, le député La France insoumise (LFI) estime que les feux qui ravagent actuellement la France « appellent une réponse immédiate du gouvernement » et « mettent en lumière les insuffisances des moyens ».